DECLARATION DU PRESIDENT DE L’URCA A L’ISSUE DE LA DECISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL SUR LES RESULTATS DEFINITIFS DE L’ELECTION PRESIDENTIELLE DU 28 DECEMBRE 2025

DECLARATION DU PRESIDENT DE L’URCA

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Centrafricaines, Centrafricains,

Chers Compatriotes,

Le 19 janvier 2026, le Conseil constitutionnel a rendu sa décision définitive sur les résultats de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025.

Il a choisi de confirmer un scrutin entaché de fraudes massives, de manquements graves et de violations répétées des principes les plus élémentaires de la démocratie.

Il a choisi d’ignorer notre requête en annulation de ce scrutin, pourtant largement documentée. Il a même opéré le choix surprenant d’augmenter le taux de participation, qui est passé de 52,42% à 64,42%, soit 12 points d’écart. Enfin, il n’a pas seulement confirmé le score du vainqueur déclaré par l’ANE, il l’a amélioré de près de 2 points au détriment du mien, pour mieux consacrer l’humiliation que l’on me fait subir depuis le début de ce processus électoral.

Cependant, il s’agit là d’une décision de Justice, que nous savons non susceptible de recours.

Mais qu’on le sache clairement : cette décision n’efface ni les faits, ni la vérité, ni l’histoire.

Nous refusons donc qu’on nous demande d’accepter l’inacceptable. Si cela devait être considéré comme un réflexe pathologique (SIC), nous acceptons d’être malades d’amour pour notre pays, pour nos compatriotes et pour la démocratie.

En effet, quand une élection est organisée dans l’exclusion, quand l’Autorité Nationale des Élections trahit sa mission, quand la volonté populaire est confisquée, ce n’est pas la démocratie qui triomphe, c’est la force qui écrase le droit.

À ceux qui pensent avoir gagné par la fraude et le cynisme, je dis ceci : On peut gagner un verdict, mais perdre le peuple.

À nos populations, je leur demande de ne perdre ni l’espoir, ni leur dignité, ni leur courage.

Car l’histoire du Centrafrique nous enseigne une vérité simple : les mensonges ont une date d’expiration tandis que la vérité, elle, est éternelle.

Notre combat continuera par les voies qu’offre la puissance de la démocratie et les exigences qu’elle finit toujours par imposer aux acteurs politiques.

Notre combat continuera par la mobilisation de la conscience citoyenne et de la mémoire collective.

Parce qu’en République, in fine, le peuple gagne toujours.

Que Dieu vous bénisse tous, qu’il bénisse notre pays,

 

Je vous remercie


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