ÉLECTIONS, QUAND LE POUVOIR CHERCHE À FAIRE PASSER SES CASSEROLES POUR DES ARGUMENTS D’AUTORITÉ

QUAND LE POUVOIR CHERCHE À FAIRE PASSER SES CASSEROLES POUR DES ARGUMENTS D’AUTORITÉ

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En Centrafrique, il ne suffit plus de gagner des élections ; encore faut-il réussir à faire taire toute contestation. Et lorsque l’opposition ose parler, poser des questions ou demander des comptes, la machine du pouvoir se met aussitôt en branle : moquerie, invective, diversion… et surtout, amnésie sélective.

Anicet-Georges DOLOGUÉLÉ, président de l’URCA, n’a rien fait d’autre que ce que toute démocratie digne de ce nom autorise : questionner un processus électoral, interpeller des institutions et demander des explications. Mais dans la Centrafrique version régime en place, cela devient subitement un crime de lèse-majesté.

Quand le pouvoir se sent visé, il crie au complot

Les tenants du pouvoir s’empressent aujourd’hui de présenter DOLOGUÉLÉ comme un “mauvais perdant”. Curieuse accusation venant de ceux qui, à chaque critique, voient la main de l’Occident, de Paris, de l’ONU ou de Mars derrière la moindre remarque. La paranoïa est apparemment un privilège réservé aux vainqueurs autoproclamés.

Plus cocasse encore : pour défendre le régime, certains zélateurs choisissent de brandir la “respectabilité” de personnalités dont les noms ont pourtant été longuement cités dans des affaires judiciaires largement débattues dans l’opinion publique, notamment l’affaire dite Zongo Oil, impliquant des soupçons graves liés à la douane.

Il faut oser.

Sani Yalo, bouclier politique d’un système à bout d’arguments

En érigeant Sani Yalo en victime sacrée, le pouvoir croit sans doute détourner l’attention. Mais la manœuvre est maladroite. Comment exiger le silence de l’opposition quand on promeut comme argument d’autorité un homme dont la situation judiciaire passée et présente a déjà fait l’objet de débats, d’enquêtes et de décisions connues du public ?

Ce n’est pas DOLOGUÉLÉ qui a inventé ces faits.

Ce n’est pas l’opposition qui a créé ces dossiers.

Ce n’est pas la démocratie qui a placé ces casseroles au feu.

Le pouvoir voudrait transformer une contestation électorale légitime en règlement de comptes personnel. Peine perdue.

DOLOGUÉLÉ, lui, parle politique. Le pouvoir répond par l’insulte

Pendant que l’URCA parle de transparence, de crédibilité électorale et de respect du suffrage, les soutiens du régime répondent par des attaques ad hominem, des railleries de bas étage et des tentatives de diabolisation.

C’est souvent le signe d’un pouvoir sûr de ses chiffres… mais inquiet de leur lecture.

L’histoire politique centrafricaine est claire : ce ne sont jamais ceux qui demandent des comptes qui menacent la paix, mais ceux qui refusent d’en rendre.

Anicet-Georges DOLOGUÉLÉ n’a pas besoin de marabouts, ni d’excuses mystiques. Il a une constance : celle de défendre le droit des Centrafricains à comprendre, à choisir et à contester. Et cela, aucun communiqué moqueur, aucune diversion judiciaire, aucune ironie mal maîtrisée ne pourra l’effacer.

Car en politique, quand on se moque trop de l’opposition, c’est souvent que la vérité commence à déranger.

Par Yves SANGHAMY MP, porte-parole du candidat Anicet-Georges DOLOGUELE.


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