Monsieur le Président intérimaire du RPR,
Monsieur le Représentant du Ministre de l’Administration du Territoire,
Chers collègues, leaders des partis politiques et de la Société civile,
Militantes et Militants du RPR ;
Je suis porteur d’un message de fraternité et de solidarité de vos sœurs les Rénovatrices et de vos frères les Rénovateurs de l’URCA, qui vous transmettent par ma voix leurs souhaits d’un joyeux anniversaire.
Vous fêtez aujourd’hui vos 12 ans, ce qui veut dire que le RPR a 1 an de plus que l’URCA et nous avons du respect pour les aînés.
Cet évènement est un moment de démocratie, car il rappelle à toute la communauté nationale et internationale que le RPR fait partie des partis politiques qui animent la vie politique dans notre pays.
Militantes et militants du RPR, chers frères et sœurs démocrates,
En 12 ans d’existence votre parti n’a pas à rougir de son bilan. Son Président fondateur, mon frère Alexandre Ferdinand Nguendet, a été Président du Conseil National de Transition, Chef d’État de Transition par intérim et candidat à la dernière élection présidentielle. Dans le même temps, le RPR a présenté des candidats aux élections législatives, dont certains ont été élus. Je profite donc de cette opportunité pour vous adresser les félicitations de l’URCA et les miennes propres.
Monsieur le Président intérimaire,
Depuis 2019, année durant laquelle vous avez rejoint l’opposition démocratique, le RPR et l’URCA ont cheminé ensemble au sein de 3 plateformes de l’Opposition : E Zingo Biani, créée en 2019, la COD 2020, créée en 2020 et que nous avons volontairement mise en veilleuse, et le BRDC, qui lutte depuis plus de 2 ans pour défendre les acquis de la Constitution du 30 mars 2016.
Aujourd’hui, force est de constater que la plupart de nos compatriotes ont épousé la cause que nous défendons au sein du BRDC. Parce que cette cause est juste, parce qu’elle est l’unique gage de l’ancrage de la démocratie dans notre pays.
Chers amis,
La République centrafricaine est l’unique bien que nous avons tous en partage. Elle n’est la propriété privée de personne.
Nous ne pouvons pas accepter qu’un petit groupe d’individus anéantisse physiquement, mentalement et psychologiquement tous citoyens de notre pays.
Nous ne pouvons pas accepter que la terre de nos ancêtres soit transformée en une espèce de parc à esclaves à ciel ouvert, dans lequel on affame et brutalise à souhait les populations, dans lequel on les oblige à s’humilier au quotidien à travers des marches forcées, dans lesquelles on les oblige à brandir des bouts de carton et des banderoles qui portent les sentences de l’anéantissement de leur présent et de leur avenir.
Nous ne pouvons pas accepter que tout un pays et son peuple subissent les conséquences maléfiques des parjures d’un seul homme.
Oui, Mesdames et Messieurs,
Le peuple centrafricain craint Dieu, mais se retrouve avec un dirigeant qui minimise Dieu, qui le chosifie, voire le méprise, alors même que la plupart des tenants de ce régime se déclarent serviteurs de Dieu et infestent les églises et les mosquées avec leur présence satanique. Sinon, comment peut-on expliquer autrement qu’un Chef d’Etat prenne par deux fois des engagements sur la Constitution de notre pays, en jurant publiquement devant Dieu et devant la Nation et fasse aujourd’hui rigoureusement l’inverse de son serment avec le plus grand cynisme ? C’est tout simplement du mépris envers son peuple mais, plus grave, c’est du mépris vis-à-vis de Dieu. Rien que de l’évoquer, cela me fait froid dans le dos.
Chers amis,
Notre lutte est juste et nous allons triompher. N’ayez pas peur ! N’ayons pas peur ! On dit que cabri mort ne peut plus avoir peur, mais refusons d’être des cabris morts.
Vous l’avez certainement remarqué, c’est eux-mêmes qui commencent à trembler de peur devant la colère divine qu’ils sont en train de réveiller.
Ils ont peur parce qu’ils ont pillé notre pays et savent que tôt ou tard ils devront rendre compte à la justice, celle des hommes et celle de Dieu;
Ils ont peur parce qu’ils savent qu’ils ont détruit tous les fondements de notre République et toutes les valeurs léguées par nos devanciers et qu’ils auront des comptes à rendre à la Nation dans toute sa dimension : républicaine, historique et spirituelle.
Ils ont peur parce qu’ils ont transformé notre pays en un cimetière à ciel ouvert, dans lequel l’activité économique la plus rentable est devenue celle de croque-mort.
Et donc, finalement, ils ont tellement peur qu’ils craignent de partir, car ils redoutent l’après pouvoir. Ils ont conscience qu’ils ont eux-mêmes accidentellement accédé au pouvoir grâce à la peur de l’après-pouvoir éprouvée par le régime qui les a précédés.
Alors ils violentent leur peuple pour le soumettre et lui imposer un pouvoir à vie.
Mais le peuple centrafricain est le peuple de Dieu, et la colère divine se manifestera à travers la colère populaire. Et c’est notre devoir d’appeler notre peuple à dire non, à dire STOP.
Chers amis,
Tous ici nous ne sommes pas dans une logique de vengeance, de chasse aux sorcières. Nous sommes tout simplement des républicains, qui respectons la Constitution de notre pays. Et cette Constitution a prévu 2 mandats présidentiels de 5 ans. Même si les deux mandats de l’actuel dirigeant de notre pays ont été volés au peuple, nous nous sommes tous comportés en républicains et avons fait une opposition républicaine.
Le 30 mars 2026, l’alternance devra être respectée et elle sera respectée. A condition que le voulions tous et que nous décidions de prendre notre destin en mains.
Encore une fois, joyeux anniversaire Soyons prêts pour défendre notre démocratie, avec détermination et opiniâtreté. Je vous remercie.